Histoire du temps jadis
Posté : mar. 08 avr., 2008 22:23
J'avais écrit ça sur un autre fofo.
Je me suis dit que ça pourrait vous amuser, voire vous apprendre quelque chose…
Parce que là…
Je vous parle d'un temps,
que les moins de 50 ans,
ne peuvent pas connaître…
Hé voui les d'jeuns, vous imaginez pas sur quoi (et dans quelles conditions) on roulait à l'époque.
C'était avant, quand nos meules peinaient à nous mener là où on voulait aller !
Il s'agit d'une réponse à un copain qui me demandait comment c'était la concentre de Millevaches.
Ca disait ça :
Mon pôv Mika, je vais te décevoir.
J’ai pas de souvenir particulier de celle-là. C’est trop loin tout ça.
Je ne m’en souviens que d’une concentre comme une autre, une parmi tant d’autres…
L’année ou je l’ai faite il a pas neigé. Mais nom di diou, qu’est-ce qu’il a flotté !
Une concentre, ça commençait par un départ de la RP le vendredi soir.
Rouler, et rouler encore, s’arrêter un nombre incalculable de fois, pour se réchauffer, pour dépanner un mec en rade…
Pour une telle distance, t’arrivais en général vers le samedi en milieu de journée.
De toutes façons tu savais jamais à quelle heure t’allais arriver.
Déjà que tu savais même pas si t’allais arriver, alors…
Là tu plantais la tente. Et t’allais faire un premier tour…
D’abord pour t’inscrire (important d’avoir la médaille qui prouverait aux tarlouzes qu’étaient pas venues, que toi t’étais allé jusqu’au bout !) et aussi pour voir si tu retrouvais des tronches connues, puis le stand à casse-dalle quand y’en avait un (pas terribles en général les casse-dalles !).
Puis direction la buvette, fallait bien boire un coup…
Chemin faisant, au gré des rencontres, c’étaient des discut interminables sur les mérites comparés des cylindres à trous, des twins qui pissent l’huile... Fallait bien chambrer le mec qu’était venu en Ducat, celui qu’était en Laverda…
Fallait bien frimer un peu les possesseurs de flat-twins poussifs, baver devant une Vincent, une Gus-Kuhn, une MV (très rare ça)…
Fallait bien se fendre la poire en écoutant les misères de l’inconscient qui persistait à essayer de rouler en Velocette (je parle du 500 mono, la Truxton Veeline, celle qui pétait un coup tous les 10 platanes… )
Alors t’allais boire un coup…
Après fallait chercher du bois pour le feu…
Et après reboire un coup…
Y’avait pas trop d’attractions à l’époque, des fois un stand de locaux qui bricolaient des polys, un mini marché de bécanes d’occaz… Tout ça était très ‘’amateur’’ plus de bonne volonté qu’autre chose. Quand à l’organisation, ben… heu… qu’est-ce que ça veut dire c’truc là ?
L’attraction en gros c’était nous. Faut dire, le gars qui traversait la France en 125 de la guerre, les deux fêlés qui se déplaçaient en Solex attelé (si-si !)…
Ben ça, ça valait bien un show de stunt, j’vous assure !
Ca donnait soif, alors t ‘allais boire un coup…
T’allais pas à l’hôtel, t’avais pas le choix, tu dormais tout mouillé dans ta tente. De toutes façons ils voulaient pas de toi…
T’allais pas au restau, tu mangeais directement dans la boite avec une clé plate en guise de fourchette. De toutes façons, t’avais pas les moyens…
Mais tu retrouvais des mecs que t’avais rencontré ici et là, tu liais des amitiés, t’échangeais des adresses. Des fois t’avais de nouvelles d’un tel ou d’un tel. T’apprenais qu’untel, que t’avais déjà rencontré 2 ou 3 fois et qui rêvait d’une Guzzi se l’était en fin payée. Et par la même occasion t’apprenais que tu le reverrais plus, parce qu’il s’était explosé avec. Histoire vécue…
Alors t’allais… Ben ouais, à sa santé…
Tu rencontrais d’autres motards, t’étais venu pour ça et c’était le pied ! Tu parlais bécane. Hé couillon, de quoi t’aurais bien pu parler d’autre ? T’étais sur le cul quand tu rencontrais un mec qu’était avec sa nana. Parce des filles, à cette époque là, t’en voyais pas des masses dans les concentres.
Ni ailleurs non plus au fait, vu que t’étais toujours sale et huileux, que t’avais les ongles noirs, que t’avais pas de Weston’s ni de TR3…
Et pour soigner ta nostalgie, t ‘allais boire un coup !
Ben non ! On était pas des pochetrons. Pi après, nous on allait au dodo !
Quand tu t’es tapé 18 heures de route à te faire rincer, le soir tu restes autour du feu de camp. Tu vas pas faire des burns en ville !
J’ai pas souvenir d’avoir vu des mecs faire les cons. Clairement rien de comparable, et de loin, à ce que je vois maintenant sur (et autour) des circuits. Par exemple…
Le dimanche midi tu remballais le matos pour rentrer.
Déjà tu savais que t’irais au taf le lundi matin sans avoir dormi.
Et encore, à condition que tu sois pas tombé en rade, ou que tu te sois pas vautré sur la route du retour…
Tu savais que t’allais en chier.
Mais p…. qu’est-ce que t’aimais ça !
Voilou. Vous me direz ce que vous en pensez...
Et si ça vous a plu, il m'en reste une ou deux autres du même style...
![bof !! [smilie=greencolorz4_pdt_18.gif]](./images/smilies/GreenColorz4_PDT_18.gif)
Je me suis dit que ça pourrait vous amuser, voire vous apprendre quelque chose…
Parce que là…
Je vous parle d'un temps,
que les moins de 50 ans,
ne peuvent pas connaître…
Hé voui les d'jeuns, vous imaginez pas sur quoi (et dans quelles conditions) on roulait à l'époque.
C'était avant, quand nos meules peinaient à nous mener là où on voulait aller !
Il s'agit d'une réponse à un copain qui me demandait comment c'était la concentre de Millevaches.
Ca disait ça :
Mon pôv Mika, je vais te décevoir.
J’ai pas de souvenir particulier de celle-là. C’est trop loin tout ça.
Je ne m’en souviens que d’une concentre comme une autre, une parmi tant d’autres…
L’année ou je l’ai faite il a pas neigé. Mais nom di diou, qu’est-ce qu’il a flotté !
Une concentre, ça commençait par un départ de la RP le vendredi soir.
Rouler, et rouler encore, s’arrêter un nombre incalculable de fois, pour se réchauffer, pour dépanner un mec en rade…
Pour une telle distance, t’arrivais en général vers le samedi en milieu de journée.
De toutes façons tu savais jamais à quelle heure t’allais arriver.
Déjà que tu savais même pas si t’allais arriver, alors…
Là tu plantais la tente. Et t’allais faire un premier tour…
D’abord pour t’inscrire (important d’avoir la médaille qui prouverait aux tarlouzes qu’étaient pas venues, que toi t’étais allé jusqu’au bout !) et aussi pour voir si tu retrouvais des tronches connues, puis le stand à casse-dalle quand y’en avait un (pas terribles en général les casse-dalles !).
Puis direction la buvette, fallait bien boire un coup…
Chemin faisant, au gré des rencontres, c’étaient des discut interminables sur les mérites comparés des cylindres à trous, des twins qui pissent l’huile... Fallait bien chambrer le mec qu’était venu en Ducat, celui qu’était en Laverda…
Fallait bien frimer un peu les possesseurs de flat-twins poussifs, baver devant une Vincent, une Gus-Kuhn, une MV (très rare ça)…
Fallait bien se fendre la poire en écoutant les misères de l’inconscient qui persistait à essayer de rouler en Velocette (je parle du 500 mono, la Truxton Veeline, celle qui pétait un coup tous les 10 platanes… )
Alors t’allais boire un coup…
Après fallait chercher du bois pour le feu…
Et après reboire un coup…
Y’avait pas trop d’attractions à l’époque, des fois un stand de locaux qui bricolaient des polys, un mini marché de bécanes d’occaz… Tout ça était très ‘’amateur’’ plus de bonne volonté qu’autre chose. Quand à l’organisation, ben… heu… qu’est-ce que ça veut dire c’truc là ?
L’attraction en gros c’était nous. Faut dire, le gars qui traversait la France en 125 de la guerre, les deux fêlés qui se déplaçaient en Solex attelé (si-si !)…
Ben ça, ça valait bien un show de stunt, j’vous assure !
Ca donnait soif, alors t ‘allais boire un coup…
T’allais pas à l’hôtel, t’avais pas le choix, tu dormais tout mouillé dans ta tente. De toutes façons ils voulaient pas de toi…
T’allais pas au restau, tu mangeais directement dans la boite avec une clé plate en guise de fourchette. De toutes façons, t’avais pas les moyens…
Mais tu retrouvais des mecs que t’avais rencontré ici et là, tu liais des amitiés, t’échangeais des adresses. Des fois t’avais de nouvelles d’un tel ou d’un tel. T’apprenais qu’untel, que t’avais déjà rencontré 2 ou 3 fois et qui rêvait d’une Guzzi se l’était en fin payée. Et par la même occasion t’apprenais que tu le reverrais plus, parce qu’il s’était explosé avec. Histoire vécue…
Alors t’allais… Ben ouais, à sa santé…
Tu rencontrais d’autres motards, t’étais venu pour ça et c’était le pied ! Tu parlais bécane. Hé couillon, de quoi t’aurais bien pu parler d’autre ? T’étais sur le cul quand tu rencontrais un mec qu’était avec sa nana. Parce des filles, à cette époque là, t’en voyais pas des masses dans les concentres.
Ni ailleurs non plus au fait, vu que t’étais toujours sale et huileux, que t’avais les ongles noirs, que t’avais pas de Weston’s ni de TR3…
Et pour soigner ta nostalgie, t ‘allais boire un coup !
Ben non ! On était pas des pochetrons. Pi après, nous on allait au dodo !
Quand tu t’es tapé 18 heures de route à te faire rincer, le soir tu restes autour du feu de camp. Tu vas pas faire des burns en ville !
J’ai pas souvenir d’avoir vu des mecs faire les cons. Clairement rien de comparable, et de loin, à ce que je vois maintenant sur (et autour) des circuits. Par exemple…
Le dimanche midi tu remballais le matos pour rentrer.
Déjà tu savais que t’irais au taf le lundi matin sans avoir dormi.
Et encore, à condition que tu sois pas tombé en rade, ou que tu te sois pas vautré sur la route du retour…
Tu savais que t’allais en chier.
Mais p…. qu’est-ce que t’aimais ça !
Voilou. Vous me direz ce que vous en pensez...
Et si ça vous a plu, il m'en reste une ou deux autres du même style...

